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Les fleuves et les rivières
mercredi, 17 janvier 2007
/ Caue de la Seine-Maritime

Paysage

Les fleuves et les rivières marquent les paysages qu’ils traversent.

Le relief...

À la naissance des rivières ou des fleuves, il y a un relief et un sous-sol qui stockent parfois très profondément l’eau de pluie absorbée par la terre. Prisonnière de roches imperméables, cette eau constitue des nappes souterraines, poches d’eau, réservoir pour ces rivières. Lorsque le relief présente des dépressions accentuées (vallées par exemple), la surface du sol peut rejoindre le niveau de l’eau des nappes souterraines. C’est la zone de source, là où prennent naissance les rivières.

Les chemins de l’eau...

L’eau prend dans le paysage le chemin le plus facile...

Circulant toujours vers le point le plus bas, l’eau descend donc vers la mer. Dans une vallée elle circulera au point le plus bas, en son creux. Les fleuves et les rivières correspondent à des écoulements permanents concentrés dans un lit et souvent organisés en réseaux. Certains cours d’eau comme la Seine ont dessiné, au fur et à mesure de leur enfoncement, des méandres. Au début du Quaternaire, la Seine coulait encore au niveau des plateaux. Deux phénomènes ont eu pour résultat le creusement de sa vallée au Quaternaire : le soulèvement épirogénique du bassin de Paris et l’abaissement du niveau de la mer. L’enfoncement progressif de la Seine sous un climat périglaciaire s’est traduit par la formation de terrasses alluvionnaires.

Le réseau hydrographique

Sur l’ensemble d’un territoire, les eaux sont rassemblées des points hauts vers les points les plus bas. Ainsi chaque rigole, chaque fossé oriente l’eau vers de petits ruisseaux qui se dirigent vers de petites rivières avant que cellesci ne nourrissent les fleuves qui se jettent dans les mers ou les océans. Ce système constitue un réseau fin d’éléments véhiculant l’eau : c’est le réseau hydrographique.

Le bassin versant

C’est le territoire dans lequel s’inscrit le réseau hydrographique. C’est donc là que l’ensemble des eaux convergent vers un seul point, le plus bas du bassin versant, qui est soit l’embouchure d’une rivière, soit l’estuaire à la mer. En cas d’inondation, le lit majeur peut être couvert d’eau, même si cela n’est pas arrivé depuis 10, 20 ou 50 ans. Les calculs statistiques définissent par exemple ce qu’est un risque décennal.

Pédagogie

Objectifs pédagogiques

Repérer à partir d’une carte les éléments qui structurent un réseau hydrographique, comprendre le rôle de chaque élément de ce réseau dans le fonctionnement du cours d’eau. Comprendre le rôle des cours d’eau dans la formation du relief et donc des paysages. Relier les propriétés physiques et chimiques des roches dans la mise en place des cours d’eau.

Prolongements possibles

- Expliquer le cycle de l’eau et engager une discussion sur les points sensibles où l’environnement est en danger.
- Etudier l’importance de la tectonique dans l’évolution du tracé des cours d’eau (ex : la Seine un ex affluent de la Loire)

Matériel nécessaire

Cartes IGN.
- Craie, autres matériaux.
- Documents fournis
- Maquettes existantes (ou a construire par les élèves)

Déroulement de l’action

En salle : travail d’interprétation cartographique, discussions.

Propositions d’actions

Le réseau hydrographique

- Rechercher sur des cartes à différentes échelles (échelle du département, échelle locale…) les différentes formes sous lesquelles l’eau est présente dans le paysage (plans d’eau, sources, rivières, fleuve, exutoires…).

- Après avoir différencié le fleuve de la rivière (définition dictionnaire), retrouver sur la carte hydrologique du département les fleuves et les rivières.

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- Réaliser un tableau de synthèse dans lequel apparaîtront les interactions existant entre ces différentes formes, indiquer le sens de circulation de l’eau, sa direction. Sera mise en évidence l’existence d’un réseau hydrographique.

La rivière forme son lit

- Établir une relation entre la forme des cours d’eau et leur dynamique (création de méandres…) Réaliser des comparaisons, par exemple, entre la Seine et d’autres cours d’eau comme la Scie ou la Durdent. À partir de modèles, établir la relation entre la forme du cours d’eau et son relief (ex : la Seine de sa source à la mer).

- Étudier les phénomènes physiques et chimiques qui participent à la formation du relief des cours d’eau (érosion, dissolution). Illustration du phénomène de dissolution par des manipulations effectuées par les élèves afin de réaliser une classification sur une échelle de solubilité croissante de différents matériaux solides (exemple : sucre, craie, sable, argile…) La dissolution de la craie illustre un des phénomènes qui se produit lors du creusement des lits des rivières dans le département.

- Rechercher d’autres conséquences du phénomène de dissolution de la craie sur les paysages du département (permet un élargissement sur la formation des bétoires, ou encore sur l’effondrement karstique de marnières abandonnées et sur la notion de risque). Illustration possible par l’étude d’un article de journal sur l’ouverture de bétoires à proximité de zones construites, par exemple.

- De la rivière au réseau karstique : Étude de la perte du Bebec à Triquerville dans la faille de Villequier/Fécamp

Le rôle du fleuve dans l’évolution des paysages

- Étudier un cours d’eau de façon plus approfondie, par exemple, la Seine (méandres actuels et anciens méandres, portions rectilignes, bras morts…). Schéma et photographies.

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- Faire une recherche sur la formation du marais Vernier.

- Faire une recherche sur la capture de l’Austreberthe à Duclair (vallée sèche Duclair-Le Trait).

Bibliographie :

Cassette vidéo

Sciences de la Vie et de la Terre

Histoires géologiques (1)

Le travail de l’eau

Opération Savoir Collège

Émission Galilée - la 5e - CNDP