Les formes d’agglomération - Les extensions de village

par Sophie de Champsavin | Imprimer cet article Imprimer cet article
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Paysage

Les extensions de village

Pour faire face à un accroissement de population ou pour garder leur école, les villages doivent s’agrandir et rajeunir la population.

Deux solutions sont possibles :
- soit les parcelles sont très grandes et on peut les diviser pour acceuillir de nouvelles familles qui pourront soit construire une maison neuve, soit réhabiliter une dépendance. On appelle cela densifier les terrains.

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Dans ce cas l’image du village se transforme peu à peu. C’est un système traditionnel.

- soit beaucoup de familles veulent habiter le village car le village est attractif. Il est à proximité d’une ville où il y a des commerces et des équipements publics, alors il faut trouver un grand terrain qui sera divisé en lots. Il s’agit de créer un lotissement.

Les lotissements

Aujourd’hui le mot lotissement signifie toujours la division d’un terrain dans le but de construire. Mais l’image du lotissement est différente. Il s’agit de créer une succession de maisons individuelles abritant chacune une seule famille, posées sur des parcelles de même forme et de même superficie. Chaque habitation est construite au milieu de la parcelle pour assurer une indépendance de la famille.


Dans un lotissement, on ne trouve pas d’activité (ni garagiste, ni menuiserie), ni de service, ni de commerce. Il s’agit d’une zone réservée à l’habitation. D’autres zones sont réservées à l’activité, il s’agit de zones d’activités.

Cette forme d’urbanisation (de regroupement) ne reprend pas souvent les principes des villages traditionnels et c’est dommage car tous ces lotissements sont identiques quel que soit le village dans lequel il s’implante (même volume, même matériau, même parcelle).

En France, chaque village a ses propres caractéristiques. On peut reconnaître chaque village. Chacun a sa propre identité. Comme chaque citoyen a sa carte d’identité, chaque village a également la sienne. On ne peut pas les confondre.

À l’origine le mot lotissement vient du mot alotissement qui désigne une action de diviser un terrain en lots pour les vendre puis pour construire.
Les villes ont été construites sur ce principe de division en lots. Chaque lot a permis d’édifuer une maison de ville ou un immeuble. Ces constructions se sont mises à l’alignement de la rue et en mitoyenneté pour ne pasd perdre de place. Les constructions se sont implantées de manière dense. L’ensemble de ces maisons a formé des îlots.

Pédagogie

Objectifs pédagogiques

Comprendre les logiques d’extension de village, leur accroche aux tissus urbains préexistants et leur implication en terme d’impact sur le paysage.

Matériel nécessaire

Crayons de couleur.

Déroulement de l’action

En salle, à partir de fiches pédagogiques : observer , retranscrire, imaginer.

Propositions d’actions

Intégrer une extension

Les villages se sont construits au fil du temps, maison après maison suivant les principes énoncés précédemment, voir la fiche Les formes d’agglomération, le village (village rue, concentrique ou diffus). L’illustration 1 représente le village à un temps t, deux possiblités d’extension de ce village sont proposées - illustrations 2 et 3- ; retrouver celle qui permettra la meilleure intégration. Justifier le choix (respect de la constitution du bourg, proximité du centre bourg, de la mairie,...).

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Illustration 1

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Illustration 2

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Illustration 3

À l’échelle du plan cadastral

À partir de l’illustration 4 représentant un village rue, où l’implantation des habitations sur les parcelles est bien visible, imaginer et dessiner des zones d’extension pour ce village en respectant la forme traditionnelle de celui-ci.

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Illustration 4

À l’échelle d’une carte

À partir des principes vus précédemment, retrouver sur la carte IGN au 1/25 000 de la commune de Mélamare (voir site géoportail), le centre ancien du village et le (ou les) lotissement(s) récent(s).

Sur des cartes IGN au 1/25 000, imaginer et représenter de façon schématique sur une ou plusieurs communes choisies l’extension de celle(s)-ci en respectant leur forme traditionnelle. Par exemple pour la commune de Beuzeville.



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