La naissance d’un paysage herbager

par Sophie de Champsavin | Imprimer cet article Imprimer cet article
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Paysage

Moyen-Age : Une colonisation progressive du territoire

Au Moyen-Age, sous la direction des communautés religieuses, les défrichements s’accentuent. Le drainage des zones humides est encouragé par les seigneurs afin de gagner des terres agricoles. Jusqu’alors les populations étaient principalement installées sur les terrasses, la vallée étant occupée par les marécages et le plateau par les forêts. Des hameaux se constituent peu à peu de façon dispersée.

XVIIème siècle : Une emprise agricole grandissante

Les défrichements, l’assèchement des zones humides et la transformation en terres cultivables et pâtures se poursuivent. Le caractère mixte de l’occupation du sol (cultures et élevage) est encouragé par la vie en « autarcie » du Pays de Bray liée à l’enclavement de ce territoire (fortes contraintes naturelles et réseau de communication peu développé). L’ouverture vers l’extérieur débute à la fin du XVIIIème siècle avec l’acheminement de produits vers Paris (beurre, fromage, viande…).

XIXème siècle : Une spécialisation de l’agriculture

Les prairies permanentes apparaissent vers 1750 et vont peu à peu remplacer la jachère. A la fin du XVIIIème siècle, la spécialisation agricole herbagère et laitière du Pays de Bray se dessine. Les cultures céréalières se cantonnent sur les terrains propices (plateaux et terrasses) alors que l’élevage se développe au fond des vallées, au cœur de la boutonnière. C’est également à cette époque qu’apparaît le bocage ; auparavant, la haie est peu présente dans le paysage. Au XIXème siècle, une nouvelle forme d’occupation du sol se développe dans les fonds de vallée : les « bouveries », où prédomine l’herbe de bonne qualité.

XXIème siècle : Une diminution des surfaces en herbe

L’élevage laitier est l’activité agricole principale dans le centre de la boutonnière. La mise en place de quotas laitiers conduit cependant certaines exploitations à se tourner vers l’élevage de viande. La culture du maïs pour nourrir le bétail l’hiver s’étend au détriment de prairies qui sont retournées. Sur les terrasses du Bray la culture se développe, le parcellaire s’agrandit, des haies bocagères ainsi que des vergers disparaissent. A cette évolution de l’agriculture se joint l’édification de nouveaux bâtiments (stabulations, silos…). Dans les bourgs, l’habitat se développe.



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