L’architecture traditionnelle du Pays de Caux

par Sophie de Champsavin | Imprimer cet article Imprimer cet article
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Paysage

Les habitations de la ferme :

La chaumière à pan de bois :

Habitation originelle du « clos masure », cette construction à pan de bois, torchis et, initialement couverte en chaume, présente un volume très allongé. L’aspect de ses façades se caractérise par le rythme très serré des colombes verticales. Ce type de colombage, propre au pays de Caux, est dit « Rouennais ». A l’intérieur, les principaux espaces de vie sont liés à la cheminée et occupent toutes la largeur de la construction. Quand aux combles, lieu de stackage du grain notamment, ils sont accessibles par un ou deux escaliers intérieurs situés près des pignons ou extérieur et protégés par une queue de geai.

La demeure des grandes exploitations :

A partir du XVIII ème siècle, sur ces terres très fertiles du plateau, les riches exploitants se font construire une nouvelle demeure. Implantée au cœur du clos masure, mise en valeur par un portique d’entrée maçonné et une longue allée centrale, cette construction a pour vocation de se démarquer de l’activité agricole. Sur le modèle de la maison bourgeoise de ville, la perfection esthétique est recherchée. A travers laz qualité de mise en œuvre des matériaux et la symétrie des volumes, des ouvertures, des lucarnes et des souches de cheminées, l’habitation n’exprime plus les usages liés à l’activité des maitres des lieux mais simplement leur richesse. A l’intérieur, on retrouve un plan qui se veut symétrique avec les pièces principales réservées à la famille.

Les annexes de la ferme :

La grange à bâttière :

Conçue pour le stockage et le battage des gerbes au fléau, la grange à bâttière est une construction du XVIIIème siècle. Les gerbes de blé et d’avoine, récoltées lors de la saison estivale, étaient mises en réserve dans les parties latérales de la grange. Le battage s’effectuait en hiver lorsque les travaux agriciles étaient terminés en plaine. A partir du XIXème siècle, dans les fermes les plus importantes, un manège est construit, adossé à la grange. Ce bâtiment de forme hexagonale (plus rarement ronde ou carrée) permet un battage mécanique du blé. Enfin, courant XXème, après le remplacement de l’énergie animale par la vapeur, l’arrivée de la batteuse à roue permet le battage à l’extérieur : la grange retrouve sa fonction unique de stockage ou sert de remise après de nouvelles transformations.

Le colombier :


Marque du fief seigneurial, à la valeur symbolique forte, le colombier sert à abriter les pigeons du domaine. De forme circulaire ou octogonale, il est construit en pierre, brique ou silex. A l’intérieur, la partie haute est tapissée de boulins, sortes de niches construites en argile. L’homme accède à ces nichoirs par une échelle tournante caractéristique.

L’entrée du clos :

Le portail ferme l’entrée du clos masure et protège la vie privée. Fait d’une barrière à latte en chêne à deux vantaux et deux piliers maçonnés, le jeu de dessin des matériaux et des couleurs valorise la propriété. Au pied des piliers, deux longues pierres de grès chassaient les roues des charriots et charrettes pour préserver l’ouvrage.

Bibliographie :

- Exposition "Paysages et architectures traditionnelles en Seine-Maritime - CAUE 76 - février 2007.



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